CAMON

L'un des plus beaux villages de France

Village de caractère

Village enchanteur...

Histoire du village et de l'Abbaye

Histoire du village et de l'Abbaye comune de Camon

Le village de Camon est situé aux confins du département de l'Ariège et de l’Aude, dans le méandre formé par la rivière Hers.

Le nom du village vient du Gallo Romain 'cambo dunum' qui signifie la forteresse du méandre.

Dès 778, Charlemagne à son retour d'Espagne, aurait ordonné la construction d'un monastère et d'une modeste église.

De façon certaine, on peut affirmer que l'abbaye existait au Xème siècle (le premier acte inventorié date de 923, suivant la règle de Saint Benoît).

En 943, l'abbaye sera soumise à l'abbaye de Lagrasse, dans l'Aude. C'est à cette époque que l'agriculture se développe sur les collines alentour de Camon.

Les moines de Camon, propriétaires de beaucoup de terres, proposent alors aux villageois installés sous leur protection, de cultiver vigne et céréales, afin d'assurer les redevances dues à l'abbaye de Lagrasse.

Le 18 juin 1279, Camon comme tous les villages de la vallée de l’Hers fut détruit par l’inondation catastrophique provoquée par la rupture du barrage naturel qui retenait le lac de Puivert.

Reconstruit entre 1280 et 1316 à l’image des forteresses royales françaises, la régularité ne fut rétablie pour 12 religieux qu’en 1317.

Pendant la Guerre de 100 ans, une enceinte crénelée fut élevée autour du Prieuré.

En 1494, l’église et le monastère furent en grande partie ruinés et détruits une nouvelle fois par des bandits de grands chemins qui mirent Camon à feu et à sang. Abandonnés par les moines, il fallut attendre 1502, l’élection de Philippe de Lévis, Evêque de Mirepoix, confirmée par le Parlement de Toulouse, pour voir l’ensemble des bâtiments visibles actuellement être reconstruits (1503-1535).

Philippe de Lévis fera aménager ses appartements dans la grande tour rectangulaire que l’on appelle désormais le Château. Il fera également édifier le mur d’enceinte du village (1526-1535)

Entre 1560 et 1570, le Cardinal Georges d’Armagnac, alors prieur de Camon, fit restaurer ces fortifications, combler les créneaux et percer des meurtrières. Il flanquera d’une petite tour ronde l’angle ouest de l’enceinte du village.

Toutes ces mesures sont prises pour se protéger des menaces des guerres de religion.

Les prieurs qui se succéderont pendant les XVIIe et XVIIIe siècles ne cesseront d’apporter des éléments de décoration d’une très grande richesse, tant dans l’église que dans l’Abbaye Château.

C’est alors l’apogée économique et sociale de Camon qui verra sa population passer à 860 habitants. Certains s’installeront dans les grandes cabanes de Camon qui sont en fait de véritables petites fermes.

Les moines abandonnèrent le prieuré sans résistance à la Révolution. L’ensemble Abbaye Château fut vendu comme bien national en 1791. Depuis les familles s’y succèdent pour y vivre.